• Engagez-vous contre la dénutrition ! 

    Du 7 au 14 novembre 2023 se tiendra la 4ème édition de la Semaine nationale de la dénutrition. Elle réunit des milliers d’acteurs publics, privés et associatifs des secteurs médico-social, sanitaire, de la restauration ou de l’hébergement, qui déploient une action pour sensibiliser le grand public, les professionnels ou les proches aidants autour du danger que représente cette maladie silencieuse atteignant plus de 2 millions de personnes en France.

    Participant nous-mêmes à cette semaine, nous appelons chacun à faire de même pour rendre visible cette maladie silencieuse, les réflexes à adopter face à une personne dénutrie, et bien sûr ses remèdes !

    Le Collectif de lutte contre la dénutrition est également à votre disposition pour vous accompagner, vous mettre en contact avec d’autres acteurs de votre territoire ou pour vous transmettre les outils de communication (les kits de communication pourront vous être envoyés après avoir compléter le formulaire d’inscription) et la documentation dont vous auriez besoin.

    Pléiades s'engage...

    Pléiades sera présent tout au long de la semaine dans cette lutte grâce à des outils à domicile.

    Nous serons également présents le 8 novembre au marché du Coteau.

    N'hésitez pas à nous rejoindre.

     

  • Pléiades se mue en Scop et se déploie sur de nouveaux marchés

     • 27 septembre 2023 • 

    Jusqu’à 350 personnes travaillent au sein de cette association ligérienne de service à la personne pour environ 3 000 bénéficiaires. Placée en redressement judiciaire, puis en plan de continuation en 2019, Pléiades change de statut en se muant en Scop (Société coopérative et participative) dans laquelle 87 salariés ont investi. Plus qu’une tentative de survie, l’affichage d’un projet de développement d’économie sociale et solidaire pour amplifier ou se positionner sur des marchés autres que l’aide à domicile.  

    Une partie des salariés de Pléiades investisseurs réunis cet été en AG à la Bâti d’Urfé. ©Pléiades

    80 % en 2018, 65 % aujourd’hui et, selon le plan de bataille, 50 % visés en 2026… Au sein de Pléiades, l’activité consacrée à l’aide à domicile classique, celui conventionné avec le Département, financeur parmi d’autres, et donc au tarif conventionné doit, selon les plans actuels, diminuer proportionnellement. Et bien proportionnellement : il n’est pas question de refluer sur un cœur de métier exercé dans toute la Loire, certes un peu plus sur la moitié nord que dans le sud mais bien partout. Avec un siège social situé à Feurs, ce qui était jusqu’à cet été une association comme l’ADMR cependant de dimension non nationale mais ligérienne comme l’AIMV ou Eléa compte en effet, outre Feurs des implantations à Charlieu, Roanne, Firminy, Saint-Etienne et Saint-Chamond.

    C’est donc la diversification que vise le projet économique de Pléiades couplé à sa transformation en Scop officiellement mise en service au 1er octobre. Pléiades, ce sont en moyenne 350 bulletins de salaire mensuels pour environ 300 postes stables. La majorité portant sur de l’aide à domicile de personnes âgées, handicapées mais aussi, outre les fonctions support, des aides-soignantes, des infirmières, des travailleurs sociaux autour de la protection de l’enfance déléguée par le Département à la suite de décisions de justice à l’instar de la Sauvegarde, l’Anef ou de l’Agasef. S’ajoute et enfin de l’accompagnement prénatale ou encore du portage de repas. Quels que soient leurs métiers, tous reviennent de loin. Placée en redressement judiciaire, la Scop est encore sur un plan de continuation accordé à l’association par la Justice en 2019.

    L’effet d’aubaine 2020 rattrapé par la réalité

    L’enjeu de cette survie dont bénéficient toujours environ 3 000 Ligériens ne semble pas laisser indifférente, au moins dans la forme, les autorités publiques au regard de certains des noms parmi les invités de marque annoncés par la communication à la présentation de son évolution ce mercredi soir. A commencer par Alexandre Rochatte, préfet de la Loire mais aussi Andrée Taurinya, députée LFI stéphanoise, Pierre-Jean Rochette, maire de Boën élu sénateur dimanche ou encore Meryem Yilmaz, déléguée Générale de l’Union régionale des Scop et Scic, structure ayant aidé et accompagné de près le changement de statut et ses levées financières. La présentation, elle, devait avoir lieu à Saint-Etienne-le-Molard, dans l’enceinte de la Bâti d’Urfé, bâtiment aux mains du Département de la Loire… Mais pourquoi Pléiades aurait-elle pu couler ?

    Nous avons subi, comme ailleurs, une politique tarifaire encadrée inadaptée. Quand vous perdez 3 € pour chaque heure d’aide à domicile effectuée…

    Christophe Damiron, PDG de Pléiades

    « Il y a le contexte général et celui particulier, lié. Pléiades, c’est l’aboutissement en 2017 de 60 ans d’histoire au gré des fusions et regroupements. La dernière, il y a 6 ans n’a sans doute pas été très bien gérée : en même pas 2 ans, six équipes dirigeantes se sont succédé en vain. Les fonds propres ont été dilapidés, explique Christophe Damiron, DG, lui depuis fin 2018 et PDG depuis peu. La structure était trop mono activité alors que nous avons subi, comme ailleurs, une politique tarifaire encadrée par les autorités publiques inadaptée. Quand vous perdez 3 € pour chaque heure d’aide à domicile effectuée… Enfin, et ce n’est pas rien, il y avait un personnel terriblement découragé en souffrance à l’image de tout le secteur… » Un plan de continuation obtient le feu vert judiciaire en 2019 avec des économies effectuées sur les fonctions support. 2020, le confinement épisode 1 et ses mesures exceptionnelles donnent paradoxalement lieu à un coup de main, un « effet d’aubaine » entre chômage partiel, PGE, compensation de chiffre d’affaires.    

    87 salariés ont investi un mois de salaire

    Effet vite rattrapé par la réalité. « On a eu une contamination parmi les 200 salariés restés sur le terrain de mars à août 2020 en parvenant à très réactif sur les équipements de protection (masques, charlottes etc.), souligne Christophe Damiron. Puis ce fut 60 arrêts maladie de septembre à décembre, 95 en 2021, 150 en 2022… A cause du Covid oui, à cause de l’épuisement largement aussi de notre personnel investi et donc sursollicité. » L’éclairage médiatique de ces premières lignes envoyées au casse-pipe social et économique bien avant l’irruption du Covid a fait bouger d’autres lignes depuis. A défaut d’être uniforme et suffisante, une augmentation relative des rémunérations des aides, alliée à une révision des tarifs encadrés du secteur conventionné permettant de retrouver un équilibre économique sur cette activité. Reste que la dette – 3 M€ liés au plan de continuation à honorer sur 10 ans – pèse lourd sur Pléiades vis-à-vis de son chiffre d’affaires (10 M€ en 2019/2020).

    Au point, où en 2022, la gouvernance associative avertit : ça ne pourra plus continuer. Dès le début de l’an passé, celle-ci met sur la table l’option Scop, la seconde étant une fusion-absorption. Après des dizaines de réunions successives et avec l’accompagnement de l’Urscop, la première est retenue (« le projet coopératif, porté par l’équipe de direction, a reçu le soutien de plus de 80 % de l’ensemble de salariés ») avec, donc environ 87 salariés investisseurs qui restent salariés et auront, grâce à un mois de salaire versé et le feu vert judiciaire cet été, désormais voix au chapitre de la gouvernance. « Ensemble, ils réunissent 150 000 €, auxquels viennent s’ajouter 200 000 € investis par Transméa, la société de capital investissement dédiée à la reprise d’entreprise par les salariés, 250 000 € de France Active, 200 000 € de Socoden, 400 000 € du Crédit Coopératif et 150 000 € de la Scic 3 Colonnes* », énumère Pléiades. Soit un plan de financement global, en grande partie obtenu grâce à l’Urscop, de 1,35 M€.

    Portage de repas, conciergerie et transport adapté

    De quoi investir pour que Pléiades n’ait plus à collectionner les déboires sans pour autant devoir incessamment alimenter les retours sur investissements trop avides de tiers actionnaires. « Nous souhaitons nous diversifier à partir de services dont beaucoup déjà assurés grâce à des besoins clairement identifiés, annonce Christophe Damiron. Cette somme doit servir à cela avec l’objectif d’atteindre, dès l’exercice 2024/2025, 12 M€ de chiffre d’affaires. » Premier axe de développement : les portages de repas, activité d’ailleurs déjà en hausse (+ 70 % de 2020/21 à 2022/23, passée de 40 à 100 repas par jour) mais cantonnée au Roannais en partenariat avec le traiteur Grisard. « On va l’étendre, dans un premier temps, fin 2023-début 2024 sur le Forez avec un autre traiteur tout en continuant avec celui du Roannais. Oui, on sera un peu plus cher que certaines grandes sociétés bien connues. Mais plein de gens sont prêts à mettre une dizaine d’euros dans un bon repas complet le midi plus qu’un mauvais pour un peu moins. Nous avons sondé : les besoins sont là. »

    Comme celui, aussi d’un service de conciergerie en partenariat avec des petites entreprises locales visant des personnes âgées, pas forcément dépendantes mais, par exemple, peu motivées à faire avancer l’entretien du jardin, du bricolage nécessaire à la maison, etc. Service officiellement lancé au 1er octobre, comme la Scop d’ailleurs. Autre idée : une offre de transport adaptée (en partenariat avec des structures sœurs partenaires comme Eléa dans le Gier) et donc moins chère que les taxis pour des bénéficiaires (loisirs, santé, administration), pourquoi pas combinables avec le déplacement des salariés pour les prestataires. Il y a enfin, l’idée de développer une offre de crèches. Mais d’abord dans un premier temps, pour ses seuls salariés au planning par nature si chaotique, et – trop – changeant. Alors que l’activité actuelle et les ambitions de Pléiades l’amènent à annoncer le recrutement d’une soixantaine de postes, améliorer les conditions de travail est au cœur de la démarche, assure Christophe Damiron.    

    Les conditions de travail sur la table

    A commencer par le rythme, en essayant d’assurer des demi-journées off sûres et certaines, là ou une trentaine d’heures peuvent couramment et inégalement se repartir sur sept jours dans cet univers professionnel, sans compter les improvisations d’horaires incessantes pour ne pas abandonner un bénéficiaire à son sort quand un salarié manque à l’appel. C’est aussi une question de rapport avec la hiérarchie, les collègues, d’esprit d’équipe. Matériellement, surtout, de prise en compte du transport, et évidemment de salaires. « A ce niveau, ça va – un peu – mieux avec + 25 % de moyenne liée aux décisions nationales. A Pléiades, on est un peu au-dessus de la moyenne nationale un salaire moyen (tous postes de la société confondus, Ndlr) de 2 000 € bruts pour un équivalent temps plein », argue Christophe Damiron.   

    * L’équipe travaille également à joindre son expertise à l’offre de viager solidaire de la Scic Les 3 Colonnes, dans le but de créer une solution d’Ehpad à domicile qui fait tant besoin aujourd’hui.

    Journaliste

     

    https://www.if-saint-etienne.fr/economie/pleiades-se-mue-en-scop-et-se-d...

  • Services à domicile : nouveau départ pour Pléiades, une entreprise sauvée par ses salariés

    Feurs

    De 

    Mercredi 27 septembre 2023 à 22:48

    Par 

    L'entreprise de services à la personne Pléiades, basée à Feurs, poursuit son activité car plus de quatre-vingts salariés l'ont reprise pour monter une coopérative lancée officiellement ce mois-ci. Pléiades a 60 postes à pourvoir et développe ses activités.

    Une partie des salariés qui ont versé un mois de salaire pour que leur entreprise reparte sur de nouvelles bases.

    Une partie des salariés qui ont versé un mois de salaire pour que leur entreprise reparte sur de nouvelles bases. © Radio France - ER

    Pléiades revient de loin : les dettes et redressement judiciaire, la cessation de paiement et la liquidation au printemps dernier... Mais l'entreprise repart de plus belle portée par ses salariés.

     

    Aides-soignantes, techniciennes d'intervention familiale pour la protection de l'enfance, aides à domicile, auxiliaires de vie : elles auraient pu quitter le navire et trouver du travail ailleurs sans aucun problème mais elles sont restées.

    Sur quelque 300 salariés, 87 ont accepté de verser petit à petit l'équivalent d'un mois de salaire net pour abonder au capital de Pléiades qui est désormais une Scop, une société coopérative.

    "J'ai plein d'idées, plein d'espoirs !"

    C'est le cas Claire Taing, auxiliaire de vie depuis 21 ans et depuis cinq ans au sein de Pléiades. "Quand on m'a proposé la Scop, j'ai trouvé que c'était super, raconte-t-elle. On a travaillé dessus pendant un an, en sachant qu'il fallait sortir un mois de salaire. J'ai mis mes heures supplémentaires et je ne suis pas partie en vacances. Pour moi, c'était importante de rester à Pléiades, où j'ai trouvé de l'humanité et de belles personnes autant parmi mes collègues que dans la direction. Du coup je n'avais pas envie de recommencer à zéro ailleurs". Elle fera partie des dix-sept salariés qui siègeront au conseil d'administration et elle a hâte d'y être : "pour faire remonter les informations des collègues, être leur porte-parole. J'ai plein d'idées, plein d'espoirs et je pense qu'on va avancer".

    60 postes à pourvoir

    Le directeur général, Christophe Damiron se souvient des dizaines de réunion par petits groupes pour expliquer le projet qui impliquait un sacrifice important. "Parmi nos salariés, il y a beaucoup de mamans seules, en charge de famille et le contexte économique est compliqué", souligne le dirigeant.

    Pléiades espère que ce nouveau statut lui permettra de recruter plus facilement. "Notre modèle coopératif, ça veut dire être acteur, ne plus subir, redonner du sens au travail. Ça commence, note Christophe Damiron. Des personnes qui ont su qu'on devenait une Scop nous ont contactés en disant qu'elles voulaient travailler avec nous. Nous avons 60 postes à pourvoir pour répondre à l'attente des usagers".

    Basée à FeursPléiades compte cinq antennes dans la Loire : à Roanne, Charlieu, Saint-Etienne, Saint-Chamond et Firminy. Elle intervient aujourd'hui auprès de près de 3 000 Ligériens.

    L'entreprise, épaulée par l'Union régionale des sociétés coopératives, a développé de nouveaux services notamment en conciergerie :  la téléassistance, le portage de repas, l'accompagnement véhiculé, du bricolage, des petits travaux de plomberie, afin de générer du chiffre d'affaires et permettre à l'entreprise de garder la tête hors de l'eau.

    La région Auvergne-Rhône-Alpes compte aujourd'hui 637 entreprises coopératives, dont 32 dans la Loire.

    https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/services-a-domicile-nouv...

     

  • PLEIADES a présenté hier 27/09/2023 le lancement de PLEIADES SCOP en présence de nombreux élus et représentants, partenaires, salariés etc.

    Un grand merci à tous d'avoir été présents pour cette soirée représentative de l'engagement de chacun pour mener ce projet de transformation.

    Un grand merci également à Daniel et Peggy du restaurant L'Essentiel - La Batie d'Urfé pour l'organisation et les délicieuses mignardises qui ont régalé les papilles de nos invités.

    avec Les Scop et Scic en Auvergne-Rhône-Alpes

    Plus de photos de cette soirée sur notre page Facebook : 

    https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=pfbid02afaMxpXg6QaAy3U...

     

     

  • L’UDAF de la Loire, France Bénévolat, l’Escale des Aidants, Association Familles Rurales, l’ADMR et l’Accueil de Jour de la Pacaudière se réunissent pour la journée nationale des aidants, le 6 octobre 2023, pour proposer un temps d’échanges et de rencontre dédié au soutien aux aidants.

    Venez rencontrer de 9h30 à 12h00 différents acteurs de proximité, échanger avec les structures et les lieux de soutien pour les proches aidants. Que vous soyez un proche aidant, un professionnel ou simplement intéressé par le soutien aux aidants, cet évènement est ouvert à tous.

    Ce moment d’interconnexions a comme ambition de favoriser la mise en place d’actions de soutien et d’accompagnement au quotidien, dans tous les secteurs de la vie courante.

     

  • 25/09/2023 / SEMAINE BLEUE MABLY

  • Le Gérontopôle Auvergne Rhône-Alpes vous invite à participer à une conférence en ligne GRATUITE sur la thématique du bien-vieillir.

    Dans un premier temps, nous aborderons la biologie du vieillissement et son impact sur le corps, l’esprit et le quotidien.

    Dans un second temps, nous reviendrons spécifiquement sur les gestes de tous les jours qui influencent notre santé et notre bien-vieillir notamment le sport, l’alimentation et la vaccination.

     

    Vous aurez l’occasion de poser vos questions aux intervenants puisque le format interactif est privilégié avec la priorité aux questions du public.

     

    INSCRIVEZ-VOUS EN LIGNE !

    INFORMATIONS PRATIQUES
    Qui ? Tout public, adulte

    Quand ? Le jeudi 5 octobre à 15h

    Ou ? Sur la plateforme HappyVisio

    Comment ? En vous inscrivant via ce lien :  https://lien.happyvisio.com/bien-vieillir

     

    Toute l’équipe vous remercie par avance de la confiance que vous nous témoignez.

    Pour tous renseignements complémentaires vous pouvez nous contacter à la boite mail suivante : vaccingo@gmail.com

  • Pléiades : les salariés prennent les manettes

    Les équipes, ici à Roanne, se mobilisent pour donner un nouveau souffle à leur structure. © A.M.

    n nouvel horizon se dessine pour Pléiades. Menacée par une procédure de liquidation judiciaire, l’association va être transformée en coopérative grâce à la mobilisation de salariés et de financeurs, convaincus par la pertinence d’un projet de reprise.

    Ils n’ont pas les mêmes parcours, ni la même ancienneté. Certains ont parfois connu Lien en Roannais, l’Adafad de Saint-Étienne ou l’Office de Garde de Firminy, qui avaient fusionné pour créer en 2017 Pléiades. Mais tous partagent la même croyance en l’avenir de leur structure.

     

    87 employés ont décidé de s’investir en transformant leur association en Scop. Une société coopérative où ils seront à la fois salariés et associés. La perspective vient d’être validée, le 11 juillet, par le tribunal judiciaire de Saint-Étienne où ils avaient déposé un dossier, dans le cadre de la procédure de liquidation judiciaire prononcée avec continuité d’activité. Un basculement qui sera effectif au plus tôt le 1 er  septembre, au plus tard le 1 er  octobre prochain.

    « J’y crois vraiment »

    « J’espère que ça va fonctionner et j’y crois vraiment ». Carole Ballandras, 22 ans d’activité ici, n’a pas hésité. « Ça a coulé de source », confie cette responsable de secteur qui a vu, au fil des années, la structure changer, les fusions se succéder. « Oui, on est passé par des moments pas simples, mais je m’y sens bien », raconte la professionnelle, louant « une bonne entente ». « Et puis, j’aime mon travail, aider les gens à rester chez eux. C’est un secteur où les besoins sont croissants ».

    " Nous aurions pu être rachetés, perdre nos avantages… Là, avec cette Scop, on participera aux décisions et on pourra faire entendre nos voix"

    SOPHIE SURGET

    Une vision partagée par Sophie Surget, qui intervient au domicile des clients depuis deux ans. « Nous aurions pu être rachetés, perdre nos avantages… Là, avec cette Scop, on participera aux décisions et on pourra faire entendre nos voix », observe celle qui va intégrer également le conseil d’administration, persuadée de la réussite de cette initiative collective. Une façon de faire remonter aussi du terrain les informations, nourrie par cette proximité parfois quotidienne avec les usagers.Les équipes apportent beaucoup d'attention aux usagers chez qui elles interviennent.

    « Tout le monde a joué le jeu », ajoute de son côté Virginie Sion, assistante de secteur, qui a choisi de s’investir pour sauver la structure et son emploi, ravie aujourd’hui de voir cette parenthèse de stress se refermer. « Ça aurait vraiment été dommage que cela disparaisse. Et puis là, on est aux manettes ». Un engagement loin d’être seulement moral…

    Pour transformer cette association en société coopérative et participative, chacun des salariés souhaitant devenir associé a dû contribuer en investissant un mois de salaire net a minima au capital de la future société. « On a pris le temps de la réflexion, ce n’est pas forcément simple de mobiliser une telle somme, mais notre attachement à notre structure est plus fort », justifie l’une des salariées.

    300 emplois conservés

    Elles ne sont pas les seules à croire en ce rebond puisque l’équipe, accompagnée par l’Union régionale des Scop, a mobilisé au total plus de 1,35 million d’euros, fédérant de nombreux partenaires financiers. Des soutiens et une dynamique collective qui ont pesé dans la balance, à l’heure de la décision du tribunal judiciaire. Tout comme les axes de développement prévus pour consolider le cœur de métier de l’association et développer de nouvelles activités. Une démarche qui a permis de conserver les 300 emplois actuels (à l’exception de trois postes administratifs) qui pourront poursuivre leurs missions auprès de quelque 3.000 usagers. « Pour eux, cette évolution sera totalement transparente », rassure la direction.

    Aurélie Marchadier

     320

    Les salariés employés par Pléaides, dont 180 en Roannais, qui représente 65 % de l’activité globale. 80 salariés œuvrent à Saint-Étienne-Vallée du Gier et autant sur le secteur de Firminy. Le siège est à Feurs où l’activité est émergente

    3.000

    Les clients faisant appel aux services de la structure

    240.000

    Les heures de prestations effectuées en 2022, contre 320.000 en 2019

    La structure recrute 40 salariés en équivalent temps plein

    C’est un visage volontairement positif qu’affiche aujourd’hui Pléiades. Persuadés des savoir-faire de ses équipes investies, les responsables égrènent les pistes de développement. Et elles sont nombreuses.

    Marianne Heurtier, directrice opérationnelle et Christophe Damiron, directeur général.

    Les dernières années ont été délicates. Les raisons : une tarification qui ne permettait pas de couvrir les coûts de revient, un plan de continuité grevé par une lourde dette de 3 millions d’euros, des difficultés de recrutement freinant tout développement… « On a vécu des moments difficiles », concèdent, sans œillère, Christophe Damiron, directeur général et Marianne Heurtier, directrice opérationnelle, confirmés aux responsabilités dans la future Scop par leurs collègues.

    Depuis deux ans, ils ont réfléchi à « comment sortir par le haut » de cette situation, en étant eux-mêmes « acteurs de [leurs] choix. On a vu de suite que nos salariés étaient attachés à leur métier, aux valeurs et aux personnes qu’ils accompagnent. Ils ont conscience qu’ils ont un rôle social à jouer ». Le modèle coopératif s’est vite imposé.

    « Cette Scop, ça a été une évidence, dans l’idée de permettre à chacun de pouvoir devenir acteur, entrepreneur et investisseur de la société, dans une démarche plaçant l’homme, les salariés comme les usagers, au cœur du projet. On ne peut pas être bien traitant avec les personnes accompagnées sans être bienveillant avec les équipes », résument les responsables.

    Conciergerie et viager solidaire

    Premier élément pour repartir d’un bon pied, essentiel, le tarif de l’heure a pu passer de 23,80 € à un peu plus de 30 € grâce à un effort du Département. En interne aussi, une réorganisation a été lancée pour réaliser des économies de charges.

    Parallèlement, Pléiades Scop compte développer et enrichir ses activités. Côté services proposés, Pléiades entend devenir un pionnier en créant un service autonomie à domicile Loire-Nord. Elle va accentuer le portage de repas (100 par jour aujourd’hui, soit + 70 % en un an et demi), la téléassistance ou les transports accompagnés… « Nous allons également développer un service de conciergerie qui proposera aux usagers des services de bricolage ou d’espaces verts en partenariat avec des entreprises locales. Avec la SCIC Les 3 colonnes, qui déploie une offre de viager solidaire, la Scop veut aussi promouvoir et développer le concept innovant d’« Ehpad à domicile », encore peu connu dans la Loire

    .

    Pour toutes ces actions, elle recherche 40 salariés en équivalent temps plein (dont 25 en Roannais). L’emploi : le nerf de la guerre et sans doute l’un des défis majeurs à relever. L’an passé, la structure aurait pu engranger 6.000 heures supplémentaires si elle avait eu les forces vives sur le terrain.

    Pour accentuer son attractivité, Pléiades multiplie les pistes : des horaires adaptés, des véhicules à disposition… Et rappelle aussi les hausses récentes de salaires dans ces professions. « La rémunération n’est plus, aujourd’hui, un frein déterminant grâce aux récentes revalorisations salariales comme la hausse de 25 % de salaires en deux ans ». Le challenge : attirer aussi des profils qui font aujourd’hui de l’équilibre entre vies privée et professionnelle une priorité : « Il faut réinventer nos organisations de travail, tout en garantissant la qualité des prestations qui font notre réputation ».

     

    Lien vers l'article : https://www.le-pays.fr/feurs-42110/economie/pleiades-les-salaries-prenne...

     

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